Avant-propos
Lors des échanges avec les acteurs associatifs, l’équipe de l’IEDh remarque un accroissement de l’épuisement des bénévoles. Celui-ci se manifeste parfois par des plaintes mais aussi par des comportements d’évitement ou des conflits.
Les motivations des bénévoles sont variées et par conséquent la source de leur épuisement aussi.
La pause de l’activité bénévole est nécessaire en cas d’épuisement mais la prise de recul pour mieux comprendre ce qui se passe est indissociable. Il nous semble que les associations doivent aider à cette prise de recul par l’accompagnement, c’est à dire proposer des échanges et des formations qui facilitent la prise de conscience et une motivation renouvelée.
Dans un premier temps, nous avons interviewé sur ce sujet Hélène de Monclin, formatrice IEDH, et Benoit Pesme, Responsable du Réseau France à la Société de Saint-Vincent-de-Paul.
Un autre article suivra avec des témoignages de bénévoles.
Guillaume Douet, Directeur de l’IEDH
Interview
Hélène de Monclin, Formatrice à l’IEDH
Benoit Pesme, Responsable du Réseau France à la Société de Saint-Vincent-de-Paul
Interviewés par Henry Dufourmantelle, bénévole à l’IEDH
Henry : Pourquoi ce sujet est-il devenu un vrai problème ?
Benoit
Il peut paraître effectivement paradoxal que des bénévoles qui s’engagent dans une action à titre volontaire (et qui donc choisissent librement les contraintes qui vont être les leurs), en viennent quelquefois à connaître des situations graves de déséquilibre, pouvant aller jusqu’au burn-out. Et pourtant cela arrive…
En fait les bénévoles choisissent souvent de se donner sans compter (corps, esprit, rythme de vie etc.) jusqu’à oublier leur vie personnelle, leurs engagements familiaux ou sociaux antérieurs. Ils ont le cœur plein d’élan et se heurtent vite aux difficultés du cadre imposé par la réglementation et/ou le fonctionnement des associations qu’ils ont rejointes.
Se battre contre les règles juridiques, remplir des papiers, devoir rendre des comptes, les bénévoles ne sont pas venus pour ça et pourtant y consacrent beaucoup de temps et d’énergie. D’où une frustration qui grandit et s’exprime sous forme de colère, de lassitude, de mal être dans leur engagement associatif.
Hélène
Le don de soi peut en effet épuiser la personne bénévole qui veut pourtant donner le meilleur d’elle-même : sentiment d’impuissance à résoudre les problèmes qui la dépassent, inconfort de retourner à une vie plus facile après le service rendu, fatigue grandissante malgré l’expérience…
Dans bien des cas, la transition entre le don matériel (nourriture, vêtements, logement etc.) et l’accompagnement d’une personne en précarité suscite une difficulté : donner est souvent gratifiant immédiatement ; par contre accompagner, c’est-à-dire entamer et poursuivre une relation, n’amène pas toujours une satisfaction sur le moment ; il faut accepter d’y passer du temps, se défaire de son ego pour s’intéresser vraiment à quelqu’un de profondément différent, laisser l’autre aller vers un futur qui nous est inconnu et ne dépend pas de nous.
Henry : Quel enseignement vous a appris la période Covid + confinement ?
Benoit
Ce fut une période difficile, autant pour les bénévoles que pour les personnes servies par le milieu associatif ; les rassemblements n’étaient plus autorisés, la rencontre – qui est l’objet même de la Société de Saint-Vincent-de-Paul – devenait rare ou interdite.
Il a fallu proposer aux équipes des actions plus simples (faire moins et le faire mieux, être mieux dans sa mission) et travailler sur la confiance nécessaire entre bénévoles.
Nous nous sommes rendu compte que l’échange de bonnes pratiques et le partage des bénévoles en équipe sur ce qu’ils vivent restent des éléments déterminants notamment quand l’environnement est difficile.
Henry : Une formation proposée par l’IEDH a pour titre « Prendre soin de soi, s’engager sans s’épuiser ». Le contenu de cette formation ne vous paraît-il pas un peu trop tourné vers le bien être des bénévoles et insuffisamment sur la réussite de leur engagement ?
Hélène
En même temps que l’on encourage le mouvement associatif, pourquoi ne pas aider les bénévoles à maîtriser les difficultés rencontrées au fur et à mesure de leur action ?
Nombreuses sont les associations qui ont pris conscience qu’elles doivent prendre soin des bénévoles qui rejoignent leur mouvement ; et il leur arrive de constater comme un changement de dynamisme de ces derniers au bout d’une première période d’engagement.
Henry : A quoi mesure-t-on l’épuisement d’un bénévole ?
Hélène
Souvent il s’agit essentiellement d’un épuisement moral : à quoi sert ce que je fais ? je n’arriverai pas à changer le cours des choses ! je ne vois pas les conséquences de mon action !…
D’autres réactions peuvent aussi se produire : la colère, l’éparpillement, le mal être…
Benoit
On voit aussi des difficultés dans la conduite des équipes, une absence de recul devant les difficultés, une incompétence à gérer les crises ; la violence exprimée par des personnes en détresse, les conflits intergénérationnels par exemple deviennent difficiles à gérer.
Henry : Quel est alors l’aide proposée à un bénévole épuisé ou au bord de l’épuisement ? Sans doute autant de bénévoles, autant de solutions envisageables !?
Hélène
Une première idée est tout simplement de prendre un peu de repos… Pourquoi ne pas faire une pause, diminuer son investissement ? avec un peu de recul et la fatigue qui disparaît, ce sera plus facile d’y voir clair ! cela permettra aussi de mieux définir quel est l’engagement pris par chacun ? est-ce bien moi qui veux être bénévole ? ou ai-je pris cet engagement pour répondre à des invitations extérieures, ne suis-je pas dépendant d’une image que je veux offrir aux autres ?
Une deuxième idée est de proposer au bénévole d’approfondir ce qui le nourrit profondément.
Souvent, en creusant les raisons de son épuisement, le bénévole se rend compte qu’il porte sur lui-même l’image de quelqu’un d’indispensable, qu’il se sent porteur de quelque chose que les autres assurément n’ont pas. Dès qu’il se rend compte que les personnes à aider ont elles aussi des atouts à mettre en œuvre et vont se développer par elles-mêmes, il va pouvoir déposer son excès d’énergie et finalement aller mieux.
Pour beaucoup de bénévoles, l’essentiel du changement à opérer consiste donc à se décentrer de soi-même et porter un regard de dignité, poser un projet de développement sur les personnes en précarité qui l’entourent…
Quand on est clair là-dessus, c’est plus facile de dire oui à ce qui me fait vivre et de dire non aux invitations contraires. Des exercices peuvent m’aider à reprendre la maîtrise de mes réponses positives ou négatives à la vie qui m’entoure.
Si la réponse vis-à vis d’un engagement associatif est difficile à trouver, il peut être proposé à la personne bénévole de s’intéresser à ses autres engagements (associatifs, professionnels, personnels ou familiaux etc.)
Benoit
L’essentiel est effectivement de revenir sur l’objectif poursuivi par le bénévole : comment être heureux dans l’action déployée ? comment passer à l’acte en étant pleinement investi, en donnant le meilleur de soi-même sans surestimer ses forces ?
Il faut aussi souligner l’importance du cycle d’intégration qui va permettre de préparer chacun à sa nouvelle activité, en mesurer à la fois la grandeur mais aussi ses contraintes et et ses limites… Souvent d’ailleurs ce cycle préparé avec des formateurs de l’extérieur peut faciliter la prise de recul et l’expression des vraies attentes de chacun.
Depuis le Covid, nous savons aussi ne pas attendre les crises et assister de façon efficace les équipes dans leur fonctionnement régulier.
Henry : Finalement comment résumer l’intérêt d’une formation « anti-épuisement » pour les bénévoles ?
Hélène
L’objectif de la formation est finalement de surmonter les passages moins porteurs, de retrouver et tenir son engagement dans la durée, d’y trouver son épanouissement.
Benoit
Savoir-faire et savoir être sont complémentaires mais ne se confondent pas. Nous invitons les bénévoles à se déployer sur chacune de ces deux dimensions sans les confondre.
par Marie de la Rivière, formatrice IEDH.
Bénévoles, professionnels, parents, les agendas et les préoccupations se multiplient…
Parmi les principales questions que chacun se pose :
Comment gagner en temps et en efficacité au quotidien ?
Comment mettre au cœur de mes priorités ce qui est important (et non pas ce qui est urgent) ?
Comment retrouver le temps de rire, tout simplement d’être heureux ?
Ce que la formation peut vous apporter :
Comprendre mieux vos points forts et points faibles concernant la gestion de votre temps.
Appliquer les bases de l’organisation à la gestion de vos papiers, mails etc.
Retrouver le temps de faire ce qui est vraiment important.
Reprendre confiance en vous, dominer votre stress et fixer vos priorités.
Pédagogie utilisée :
Une journée avec alternance de temps d’échange, de théorie, de prise de recul et d’exercices pratiques personnalisés liés au vécu de chacun.
Quelques témoignages d’anciens participants :
En m’inscrivant à ce module, j’étais d’abord curieuse et demandeuse d’outils concrets, pensant apprendre plein de choses.
Finalement, j’ai eu la joie de prendre conscience de certaines de mes réussites dans mon organisation, ce qui encourage à appliquer immédiatement les outils proposés dans la formation, facilement applicables pour la plupart.
Mes premières réticences quant à la formule en distanciel ont immédiatement fondu, grâce au support papier (à imprimer au préalable) qui a permis des exercices pratiques conjointement aux apports théoriques, et grâce à l’excellente mise en route de la formation (en petites équipes). Méthode pédagogique efficace faisant tomber la barrière virtuelle ! Bravo et un immense merci !
Cécile, Paris février 2023, Référente Chantiers-éducation AFC
Prendre une journée entière sur ce sujet était déjà pour moi un acte posé pour décider de changer.
J’ai réalisé que j’avais beaucoup de temps perdu par des interruptions variées. Je le savais mais je me suis « arrêtée » sur ce point à cette occasion.
Dire que j’ai réellement changé mes habitudes depuis la formation serait mentir !!
J’ai cependant décidé de poser mon téléphone ailleurs lorsque j’avais besoin d’être concentrée et efficace sur une tâche : et cela fonctionne très bien.
Même si l’ensemble de mes activités est fait de micro-tâches, je m’efforce désormais de me consacrer entièrement à une tâche à la fois et je trouve cette approche profondément unifiante.
j’ai apprécié la dynamique, les différents supports utilisés, et la variété des outils proposés. En une seule journée, nous avons partagé de nombreux trésors.
Hélène, Paris février 2023, formatrice
L’IEDH propose régulièrement des formations d’une journée pour les membres de conseil d’administration d’associations : Administrateur d’une association : quel est mon rôle?
Les échanges entre acteurs de différentes structures sont très riches et complètent les apports
« théoriques ».
Nous avons recensé quelques questions d’administrateurs et d’administratrices :
« Pourquoi moi ? pour faire quoi ? »
« Est-ce bien utile de contribuer à la vie d’un Conseil d’Administration ? »
« Comment rester moi-même dans ce nouveau cadre ? »
Ce qui devient familier après la formation :
Mieux connaître le rôle des uns et des autres.
Identifier ma valeur ajoutée au Conseil d’Administration.
Mieux voir comment utiliser tous mes talents dans l’association.
Quelques témoignages d’anciens participants :
« Je venais chercher des principes à mettre en œuvre, des règles à respecter.
Mais finalement j’ai appris tout autre chose : le plus important, c’est de partir de ce qui ne marche pas ou pas bien, et de voir comment le faire mieux marcher en utilisant les rouages et le dynamisme de l’association. Se montrer actif, imaginatif, aider l’association à accepter les nouveaux défis.
Formation bien animée et finalement plus qu’utile ! »
Bertrand, Paris, novembre 2022, administrateur d’une association d’aide aux plus précaires.
« La formation a été très intéressante ; en synthèse, voilà les quelques points clé qui m’ont le plus intéressé :
– Le Conseil d’Administration s’occupe de la stratégie, pas de l’opérationnel. C’est d’autant plus vrai que l’association est importante.
– Le Conseil d’Administration est un lieu d’histoire ; il rassemble souvent des personnes qui ont de l’ancienneté, sensibles aux transitions nécessaires avant d’évoluer.
– Le Conseil d’Administration ne devrait pas être perçu comme un organe opaque. »
Alain, Paris, novembre 2022, administrateur national d’une association d’éducation populaire.
« Formation riche notamment du fait de la diversité des participants.
J’ai pu mesurer la spécificité de l’association à laquelle j’appartiens.
Pour moi aujourd’hui la tâche essentielle des Administrateurs consiste à aider l’association à prendre du recul, à améliorer la gouvernance de l’institution avec les opérationnels d’un côté et les financeurs d’un autre côté. »
François, Paris 2021, président d’une association locale de prévention spécialisée.
Prochaine formation à Paris le jeudi 16 mars 2023.
Informations et inscriptions : Administrateur d’une association : quel est mon rôle?
par Hélène de Monclin, formatrice IEDH.
Ecouter n’est ni conseiller ni apporter des solutions… et pourtant lorsque nous prodiguons un conseil nous le faisons avec les meilleurs intentions du monde et nous espérons que l’autre gagnera du temps en écoutant nos conseils ! Alors pourquoi cela ne fonctionne pas ? C’est la question de l’altérité qui se cache derrière.
Mes conseils ou mes solutions sont les miennes. La personne que j’écoute aura ses solutions, à son rythme, et les élaborera peut-être en s’exprimant sur sa difficulté. Elle pourra évaluer elle-même ce qu’elle a jusqu’à présent mis en œuvre pour résoudre son problème.
Toute sa dignité est aussi dans cette manière de résoudre sa difficulté.
Je suis un temps sur son chemin, à ses côtés et je respecte son rythme, ses idées et sa manière personnelle d’avancer.
Si ce sujet vous intéresse… si vous souhaitez progresser dans votre écoute …
Voir les prochains stages organisés par l’IEDH : inscriptions
par Hélène de Monclin, formatrice IEDH.
L’écoute de l’autre exige d’être tout entier tourné vers l’autre. Elle sous-entend une disponibilité totale à l’autre. Si mon intention est d’être disponible et d’écouter l’autre, je me tourne « généreusement » vers lui … alors pourquoi dit-on en formation qu’il faut aussi être à l’écoute de soi ?
La parole de l’autre me touche, me transforme, m’interpelle, et je suis traversée par des émotions, des sentiments au moment où j’écoute.
Il est nécessaire de faire des allers-retours entre celui que j’écoute et moi-même pendant que j’écoute l’autre pour être conscient de l’impact de l’autre sur moi, conscient de l’éventuel jugement qui me vient et que je vais repousser pour accueillir l’autre tel qu’il est, conscient des éventuelles résonances de la parole de l’autre avec mon histoire et éviter ainsi de la projeter etc.
Notre condition humaine nous oblige à considérer toutes les dimensions de notre personne au moment où l’on est tourné vers l’autre : nous ne sommes pas des robots 😊
Si ce sujet vous intéresse… si vous souhaitez progresser dans votre écoute …
Voir les prochains stages organisés par l’IEDH : inscriptions
Ce nouvel exercice de l’IEDH (2020-2021) a, de nouveau, été fortement marqué par la crise sanitaire.
Le nombre de jours animés s’est stabilisé à 233 jours (226 en 2029-2020; 296 en 2018-2019). La satisfaction des stagiaires reste excellente !
Notons une part croissante des formations à distance ( 105 jours)
Cet indice de satisfaction a été calculé en fonction des formulaires « à chaud » distribué à chaque participant.
- « Formation souple, s’adapte aux besoins exprimés par le groupe » Anne, Le Chesnay, Juin 2021
- « Formation enrichissante. je suis heureux et satisfait de l’avoir suivie » Benoit, en visio, Avril 2021
Tous les stages, quels que soient leurs formats, sont très appréciés par les participants. Cela provient souvent du travail de préparation fait avec les « commanditaires ». Nous intervenons majoritairement pour des associations et il est indispensable d’adapter les stages aux réalités de terrain.
- « Documents fournis clairs et constructifs » Clémence, Dijon, Mars 2021
- « La partie théorique et l’expérience de la formatrice étaient TOP ! » Dorothée, Paris, Mai 2021
- « Exercices en lien avec l’actualité, grande liberté de participation » Samuel, Paris, juin 2021
- « Bon rythme, surtout avec une indication fiable du temps à consacrer » Formation à distance juin 2021
- « La formatrice maitrise bien son sujet sans nous enfermer » Blandine, Nivolas, Mars 2021
- « J’ai apprécié l’interaction du groupe, la bienveillance » Bérengère, Guérande, Juin 2021
- « Temps d’échanges riches ! Enfin un espace de travail collectif, institutionnel dans cette association locale » Mireille, Caen, Juin 2021
C’était un axe de travail majeur pour notre équipe : comment favoriser les échanges, la construction collective et l’associativité en cette période de pandémie ? En présentiel ou en distanciel, l’objectif a été atteint.
- « le froid de la salle » Stéphanie, Courbevoie, Mars 2021
- « Connexion internet instable » Jean-Nicolas, Formation à distance, Juin 2021
La très grande majorité de nos formations se déroulent dans des salles fournies par les clients. Les évaluations restent positives mais nous remarquons de nombreux commentaires sur
- le manque de chauffage. C’était déjà le cas en 2019-2020.
- les repas : les formules collectives du type « repas partagés » restent très appréciées. ils permettent plus facilement la partage et la manifestation des talents culinaires. Il a souvent fallu être inventif pour permettre ce type de repas en tenant compte des contraintes de la pandémie.
La seconde partie de notre questionnaire « à chaud » concerne l’atteinte des objectifs pour chacun et chacune. Les stagiaires sont invités à s’autoévaluer lors des modules d’une ou plusieurs journées.
Les résultats sont satisfaisants. L’impact de ces stages courts est positif et permet souvent aux stagiaires de commencer un changement de posture ou la mise en œuvre de méthodes nouvelles.
De nombreux bénévoles s’engagent désormais à distance.
C’est une réelle opportunité pour les associations de rejoindre de nouveaux profils d’acteurs associatifs. En revanche, cela nécessite de repenser les modes de fonctionnement et aussi les propositions de formations.
L’IEDH peut vous accompagner sur deux aspects :
- Les formations à distance pour les télébénévoles,
- Les formations pour développer le bénévolat à distance.
Institut de formation associatif, certifié QUALIOPI, l’IEDH est membre de la plateforme télébénévolat.org .
1 : Les formations à distance pour les télébénévoles
Notre équipe propose depuis 2019 des formations à distance en fonction des besoins de chaque association.
Ces offres sur mesure se coconstruisent en prenant en compte la disponibilité et les habitudes informatiques de chacun.
Actuellement, voici nos deux principales solutions :
-
les modules animés en visio, avec des contenus similaires aux stages présentiels et des méthodes d’animation adaptées.
- Alternance d’ateliers en sous-groupes, d’exercices, de jeux et de séquences tous ensemble.
- Ces modules sont « synchrones », c’est à dire qu’un certain nombre d’apprenants participent, en même temps, à une session de formation.
- Avantages : simplicité et rapidité de mise en œuvre, coût identique aux stages présentiels.
- Voir ici les domaines de formations envisageables.
- Alternance d’ateliers en sous-groupes, d’exercices, de jeux et de séquences tous ensemble.
-
les modules sur la plateforme d’apprentissage elearning.iedh.fr .
- Les formations sont « asynchrones », elle comprennent des modules que les stagiaires peuvent suivre à leur rythme, en différé, selon leur disponibilité.
- Ces stages nécessitent une ingénierie importante. Nous coconstruisons ensemble les contenus et méthodes pour du véritable « sur-mesure ».
- Avantages : flexibilité pour les stagiaires, outil très pertinent pour les formations récurrentes de type « accueil d’un nouveau bénévole », « accueil d’un nouveau responsable » …
2 : Les formations pour développer le bénévolat à distance
Nous intervenons très régulièrement auprès de nombreuses associations pour former les salariés ou les bénévoles en responsabilité à mieux animer, développer et coordonner le bénévolat.
Voir ici les formations « Vie associative, animation et management« .
Témoignages de participants :
« Formation de très bonne qualité avec des outils adaptés ! » (William S., de Strasbourg)
« Les différents temps d’échange et d’exercice ont vraiment permis d’avoir une bonne animation. » (Matthieu G., Paris)
« Génial de partager avec des collègues qu’on ne connait pas assez. » (Anthony M., Nancy)
Voir ici notre article sur le télébénévolat.
Pour toute question, n’hésitez à nous joindre : page contact.
L’Iedh regroupe un potentiel d’expérience professionnelle et humaine de formateurs et de consultants engagés eux-mêmes dans l’action locale, l’éducation populaire, la coopération interculturelle, le développement personnel… et plus généralement dans la vie sociale et associative.
Munis d’une solide formation initiale, d’une expérience humaine riche et variée et d’une acquisition continue de compétences, les intervenants de l’Iedh associent la compétence professionnelle à la culture militante.
Signe de la vitalité de la vie associative française, notre équipe est répartie sur de nombreuses régions françaises. ( Voir carte ci-jointe)
Nos partenaires font appel à nous pour animer des formations en présentiel de Brest à Strasbourg et de Dunkerque à Perpignan.
(sans compter Bruxelles, Milan, Luxembourg…)
Nous leur conseillons régulièrement de localiser les stages en proximité des bénévoles et des salariés des associations.
Nous avons donc le plaisir de découvrir des salles de formations dans des villages ou petites villes sur l’ensemble du territoire.
Récemment, des bénévoles d’une association en Creuse remerciaient chaleureusement la formatrice et leurs responsables de leur avoir permis de suivre un stage sur place. A l’heure de la suppression de nombreux services publics et de lignes de trains, ce stage valorisait leur action dans un territoire rural.
Notre équipe reste à votre service pour vos futurs stages à Roz-sur-Couenon, Nimes, Trie-Chateau, Macon… mais aussi à Paris.
“La formation doit être envisagée comme un outil au service du développement du bénévolat.”
Lorsqu’ils intègrent une association, les bénévoles sont déjà riches de leurs expériences de vie ou de bénévolat personnelles. En permettant l’acquisition de nouvelles compétences et le partage de nouvelles connaissances, la formation proposée par l’association a pour vertu de renforcer et de consolider la cohérence et la cohésion de l’équipe toute entière.
Aujourd’hui, des besoins en formation sont exprimés, tant par les bénévoles, que par les responsables d’associations. 70% de ces derniers considèrent en effet leurs bénévoles disposés à suivre des formations. Une perception vérifiée puisque 80% des bénévoles estiment eux-mêmes que la formation (quelle que soit sa forme : autoformation, formation présentielle, conseils, tutorat…) est nécessaire.
Il arrive que certains responsables s’interrogent sur l’intérêt ou l’utilité de proposer des formations dès le début d’une mission à un bénévole.
Pourtant, les premiers mois sont souvent les plus décisifs car c’est le moment où la motivation est la plus forte. C’est aussi une période durant laquelle le bénévole peut être amené à se poser de nombreuses questions. Souvent, il trouve ses réponses par le biais d’auto-documentation ou n’hésite pas à demander des conseils auprès d’anciens bénévoles.
La formation représente ici un vrai plus. Les formateurs, confrontés à de multiples questions ou situations à travers les bénévoles qu’ils forment toute l’année, peuvent alors apporter des réponses précises avec un regard et un recul différents.
L’intérêt réside également dans le collectif : une formation représente avant tout un groupe de travail rassemblant des personnes issues de tout horizon. La mise en commun des expériences de chacun peut alors faire émerger de nouvelles idées et une dynamique enrichissantes pour le groupe tout entier.
Certes, les bénévoles n’adoptent pas toujours une posture identique à celle des salariés vis-à-vis de la formation. Ainsi, la formation est-elle souvent perçue comme un passage obligé pour être à la hauteur du projet associatif dans lequel on souhaite s’investir. Or, la formation doit être envisagée comme un outil au service du développement du bénévolat. En donnant des clés pour mieux comprendre au nom de quoi on agit, elle favorise la prise de responsabilités et encourage un engagement plus durable de la personne. En rassurant et en motivant, elle contribue ainsi à une “professionnalisation” et à une fidélisation supérieure des bénévoles.
Enfin, écouter les besoins en formation d’une équipe, c’est aussi lui témoigner de façon concrète l’importance qu’on lui accorde et participer activement à l’épanouissement personnel de chacun de ses membres.
Du point de vue des bénévoles, le fait d’avoir accès à une formation de départ peut aussi être très rassurant. Bien souvent, ils ne connaissent personne au sein des associations qu’ils contactent ; ils se sentent alors plus à l’aise à l’idée de passer par une phase d’« accompagnement » qui débouchera sur des rencontres et un partage d’expérience.
Témoignage d’une bénévole sensible à l’importance de la formation
« J’ai souvent hésité à répondre à des offres de bénévolat. J’avais envie de me rendre utile mais j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Et puis, un jour, je suis tombée sur une annonce qui indiquait « formation assurée en début de mission ». Cela a représenté un réel déclic pour moi et c’est vraiment ce qui m’a poussé à décrocher mon téléphone ».
La formation génère aussi différents types de satisfactions chez les bénévoles : en tête, la satisfaction d’être efficace et utile.
Source : Baromètre d’opinion des bénévoles – France Bénévolat – 2011 / Enquête ORA (Opinion des Responsables Associatifs) réalisée par Recherches &
Solidarités du 11 janvier 2011 au 1er février 2011 auprès de 876 dirigeants bénévoles / Enquête BOB (Baromètre d’Opinion des Bénévoles) organisée par Recherches & Solidarités du 11 janvier 2011 au 11 février 2011 auprès de 2353 bénévoles, âgés de 18 ans et plus.
Le covid-19 a accéléré le développement des formations à distance, mais les associations peuvent trouver d’autres avantages à développer cette offre !
De nombreuses associations existent sur des territoires étendus : départements; régions; France entière; international.
Les différents acteurs associatifs (salariés, bénévoles, volontaires, administrateurs) peuvent ainsi être très éloignés et très proches.
Éloignés par la distance mais proches par les préoccupations communes ; ils sont intrinsèquement reliés par le projet associatif.
La prise en compte des déplacements est un facteur essentiel de l’animation de réseau. Il s’agit souvent de réduire les frais et les temps nécessaires aux transports tout en maintenant une cohésion et en dynamisant la vie associative.
Les atouts des formations à distance pour les associations
- Prendre en compte la disponibilité des bénévoles
- Engagés de manière variées ( + souple, + ponctuelle), l’obstacle premier à se former est le manque de disponibilité
- Réduire les frais et temps de déplacement.
- Gagner en réactivité.
- Développer les formations-actions
- Mixer davantage les groupes de formation. Les participants de modules à distance privilégient davantage l’horaire de formation que le lieu. Cela favorise l’échange de pratiques entre membres d’équipes éloignées.
- Contexte Covid :
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- garder le lien avec les « anciens »
- Faciliter l’intégration des nouveaux et ne pas les laisser dans l’incertitude
- réagir rapidement aux nouvelles problématiques
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Les limites des formations à distance pour les associations
Il nous parait essentiel que les associations continuent de proposer des modules « présentiels ».
Lors des stages, se vivent aussi des dimensions de la vie associative : chercher ensemble, se former à plusieurs, se rencontrer, débattre….
Pour développer les « soft skills » ou compétences relationnelles, certaines personnes privilégieront les stages « in situ ».
L’IEDH accompagne les dirigeants associatifs pour trouver le bon équilibre « distanciel/présentiel ».
Cela passe aussi parfois par des formations mixtes, en « blended learning ».
Propositions de l’IEDH
Depuis janvier 2019, nous proposons :
- des parcours de formation elearning sur une plateforme dédiée
- créations de stages sur mesure
- alternance classes virtuelles et apprentissages personnels
- méthodes variées ( vidéos, jeux, tests, textes…)
des modules par visioconférence
- Exemples de modules de 2 h :
-
- « introduction à l’écoute active » ;
- accueillir de nouveaux bénévoles
- connaissance des publics à la rue
-
- des Groupes d’analyse de pratique
- Exemples de modules de 2 h :
Contact : Guillaume Douet g.douet@iedh.fr